Gaumont 120 ans; Alice Guy depuis que le cinéma existe

Gaumont 120 ans; Alice Guy depuis que le cinéma existe

mercredi 5 juillet 2017

Alice Guy Blache dirige La Vie du Christ 1906

Alice Guy Blache dirige La Vie du Christ 1906

Alice Guy Blache La Vie du Christ 1906 in Be Natural original autobiopic




vendredi 4 mai 2012

mercredi 2 mai 2012

samedi 20 septembre 2008

"La Vie du Christ"1906 Alice Guy Blache Cinema Pioneer



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 L'INTREPIDE ALICE GUY V/S Gaumont/Seydoux&Co. since 1912
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Les anges au cinéma LES ANGES AU CINEMA
Une enquête de Guy Reynaud
Alice Guy, le Sommeil de Jésus, 1906


Les sujets religieux, et notamment la vie de Jésus, inspirent très tôt les cinéastes : Vie et passion du Christ, Lumière, 1897. Méliès dès 1897 mettait en scène Méphistophélès, l’ange déchu… Alice Guy, artiste qu’on redécouvre, est considérée comme la première femme à exercer le métier de cinéaste. Elle travaillait pour Gaumont. En 1906 elle réalise un moyen métrage en 25 tableaux avec trois cents figurants et deux jésuites comme conseillers bibliques : La Naissance, la vie et la mort du Christ. C’est une œuvre importante mais qui aujourd’hui frappe surtout par sa naïveté. Un des tableaux s’intitule Le Sommeil de Jésus. L’enfant Jésus dort devant la demeure de ses parents qui se sont retirés à l’intérieur, maison qui ressemble davantage à un cuvage beaujolais ou mâconnais qu’à une habitation palestinienne d’il y a deux mille ans. Huit anges musiciens apparaissent alors qui vont bercer le sommeil de l’enfant.

Cet épisode du sommeil de Jésus est inventé par la réalisatrice. Il ne figure dans aucun évangile. Le concept d’ange musicien est postérieur au texte biblique : David, le joueur de harpe, n’est pas un ange ; les sonneurs de trompe de l’Apocalypse sont des annonceurs : leur fonction est plus utilitaire que musicale. Par contre on trouve des anges chanteurs : le Gloria de la naissance de Jésus, le Sanctus des séraphins (Isaïe 6). C’est le Moyen-âge qui va inventer l’ange musicien qu’on trouve partout dans les fresques des églises, les vitraux, les chapiteaux, les stalles (miséricordes), les enluminures. Les peintres du XV° siècle en feront un sujet favori : Jan van Eyck (polyptique de L‘Adoration de l’agneau mystique, Gand), Piero della Francesca (L’Adoration des bergers, Londres), Filippo Lippi…, tout comme Hans Memling ou les peintres de la Renaissance italienne, tels Raphaël ou Léonard de Vinci. Cette représentation connaît un fort ralentissement après le Concile de Trente, sévère à l’égard de la musique religieuse, au milieu du XVI° siècle. Néanmoins les peintres continueront à illustrer ce thème jusqu’aux Préraphaëlites ou à Maurice Denis.


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La vie du Christ 2
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Si on regarde de près la scène apocryphe tournée par Alice Guy, on voit que les anges jouent précisément des instruments qui figuraient dans les représentations moyenâgeuses. Il y a là des flûtes à bec, une vièle à archet, un psaltérion, un luth. Alice Guy s’inscrit donc dans une tradition icono-musicale. Mais ses anges ailés, vêtus d’aubes blanches et couronnés de fleurs évoquent plutôt l’influence de l’esthétique sulpicienne. On pense au vêtement des communiantes de l’époque, qui perdurera longtemps jusqu’au milieu du XX° siècle, témoins les images de première communion encore en usage dans les années cinquante. Mais pourquoi cette association millénaire entre la musique et les anges ? Sans doute parce que, dès ses origines, dès les temps orphiques, elle s’est voulue porteuse de bonheur, de plénitude, figurative en quelque sorte d’une perfection qui ne peut venir que de cet au-delà dont les anges sont les annonciateurs. Parce que, disait Olivier Messiaen, elle est porteuse de rêve, de mystère.





"Alice Guy Cinema Pioneer" Whitney Museum retrospective 2009